L’idée de l’UDA : créer davantage de synergies entre les artistes et la société civile, notamment dans la sphère socioéconomique.

Question:How can Canada become the best country in attracting and developing talent?
on 10/04/2016

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La culture est une force. Et ce principe est encore renforcé par l’idée que les arts doivent être considérés comme un élément clé d’attractivité d’un territoire et de sa vitalité économique.

L’apport d’une scène artistique locale à la société crée une émulation et une synergie qui dépassent les frontières de la culture. Vous voulez mesurer la vitalité créative d’une société ? Surveillez la vitalité de la scène artistique.

En 2015, une étude actualisée de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain sur la culture à Montréal évaluait que les retombées économiques annuelles totales (directes et indirectes) pour 2013 du secteur de la culture étaient estimées à près de 11 milliards de dollars. La contribution directe à l’économie était de 7,4 milliards de dollars, soit environ 6 % du PIB de Montréal. C’est considérable.

Les répondants à un sondage réalisé par Léger pour l’UDA affirment à 65 % que les arts et la culture apportent une contribution économique significative à la société québécoise.

Les économistes ont même un mot pour parler des facteurs qui rendent un territoire attirant : les externalités. Et de plus en plus de recherches établissent un lien entre la présence d’infrastructures et d’initiatives culturelles dans les centres urbains et leur capacité à attirer le capital humain.

La forte présence et le dynamisme du secteur culturel dans une ville contribuent à créer un cercle vertueux. Plus le secteur culturel est présent, plus on réussit à attirer une main-d’œuvre qualifiée et mobile. Et plus on réussit à attirer des investissements privés en raison de la présence d’une masse critique de travailleurs qualifiés. De même, les arts et la culture peuvent contribuer à la revitalisation de zones urbaines, comme ce fut le cas pour le quartier Saint-Roch à Québec ou le Quartier des spectacles à Montréal.

Si, comme l’affirme le premier ministre Justin Trudeau, « notre principale richesse n’est pas sous nos pieds, mais entre nos oreilles », « les industries culturelles représentent un secteur clé de l’économie, et la rencontre des arts, des sciences et de la technologie offre des possibilités sans fin d’innovation et de résolution des problèmes. L’investissement dans le secteur culturel contribue à créer des emplois et à renforcer l’économie, en plus de garantir que notre point de vue unique est présenté au monde entier » (Budget du Canada, 2016).

Ainsi, la présence d’un pôle de compétitivité dans le domaine des arts et de la culture favorise l’essaimage d’entreprises dans d’autres secteurs d’activité. Les exemples sont nombreux, tant au Québec qu’ailleurs au Canada.

Dans le dictionnaire, on définit la créativité comme le pouvoir d’invention et d’imagination ; et on définit l’innovation comme l’action d’introduire de la nouveauté dans un domaine. Au quotidien, on utilise souvent l’expression anglaise « to think outside the box». « Penser à l’extérieur de la boite », ça s’apprend. C’est ce que les artistes ont appris et apprennent en continu. Être créatifs, c’est inscrit dans notre ADN !

Développement durable, santé publique, énergie, nouvelles technologies, médecine, physique quantique. Tous les secteurs cherchent des talents qui démontrent leur capacité à faire preuve de créativité et d’imagination.

Qui est l'UDA et qui sont les artistes qu'elle représente?

Fondée en 1937, l’Union des artistes (UDA) est un syndicat professionnel représentant près de 13 060 artistes, dont environ 8 440 membres actifs et 4 620 stagiaires, regroupés au sein de quatre catégories : acteurs, chanteurs, animateurs et danseurs. Ils exercent leur métier dans plusieurs disciplines. Ils sont artistes de variétés, comédiens, chanteurs lyriques, cascadeurs, choristes, directeurs de plateau, humoristes, annonceurs et chorégraphes pour n’en nommer que quelques-uns.

L’UDA représente les artistes professionnels œuvrant en français au Québec et ailleurs au Canada, de même que tous les artistes œuvrant dans une autre langue que le français sauf dans une production faite et exécutée en anglais et destinée principalement à un public de langue anglaise. À ce titre, l’UDA est reconnue en vertu de la Loi sur le statut professionnel et les conditions d’engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma (loi provinciale promulguée en 1987) et accréditée en vertu de la Loi concernant le statut de l’artiste et régissant les relations professionnelles entre artistes et producteurs au Canada (loi fédérale promulguée en 1992). 

La mission de l’UDA : défendre les intérêts sociaux, économiques et moraux de ses membres, qui sont pour la majorité des travailleurs autonomes. Au cœur de ses activités : négocier des conditions minimales de travail et de rémunération des artistes dans les secteurs de sa compétence et assurer le respect des ententes collectives.  

L’UDA est membre de Compétence Culture, le comité sectoriel de main-d’œuvre du secteur de la culture, ainsi que de la Coalition pour la diversité culturelle (CDC). L’UDA est aussi affiliée à la Fédération internationale des acteurs (FIA).

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